Exposition « Meeting Again » Makiko Furuichi

Exposition « Meeting Again » Makiko Furuichi
Galerie 3e Parallèle, portrait, peinture à l'huile, homme caché derrière sa main

Exposition

MEETING AGAIN

Makiko Furuichi

8 janvier – 20 février 2016

Makiko Furuichi est née en 1987 à Kanazawa, Japon. Elle vit et travaille à NANTES.

Elle peint, à l’aquarelle ou à la peinture à l’huile, sur différents formats, des scènes de vie. Ses sujets sont choisis sur le vif. Attentive à ce que le hasard peut lui offrir, elle peint ce qu’elle trouve émouvant, savoureux ce qui la fait sourire. Elle dit de son travail qu’il est une représentation du « niyari » une manière de sourire très japonaise. Un sourire caché derrière sa main, un sourire facétieux et plein de malice, mais jamais moqueur.

Ses aquarelles sont le reflet de sa vivacité etde sa fantaisie. Elles ont la précision d’un trait de calligraphie très maitrisé. Elle fait ainsi émerger de son souvenir les scènes de vie, les visages, les postures, et laisse sa main guidée par le pouvoir psychique de sa mémoire, tracer les formes floues.

« Pour la série « Meeting again » (huile sur toile) et « Meeting again 2 » (aquarelle), elle jette à son aise des gouttes de peinture à partir desquelles elle élabore des formes jusqu’à la construction de visages…

Des visages qu’elle pense avoir déjà vus en réalité et qu’elle tente de faire émerger de sa mémoire grâce au pouvoir psychique de la rencontre entre sa main, le pinceau et les innombrables couleurs. Pour nous éclairer sur une telle conception des visages, Makiko Furuichi explique avoir été particulièrement touchée par les contacts très directs des Français dans les relations sociales, à la différence du Japon où se regarder dans les yeux n’est pas habituel et la pudeur est de mise.

Cela peut-être car la personne est moins considérée dans son individualité, ses émotions doivent se faire discrètes et sa place mineure par rapport au collectif.

C’est pourquoi elle perçoit dans sa nouvelle proximité avec les autres une façon de sauvegarder dans un recoin de sa tête les traits de ses rencontres. Ici, les visages se mutent curieusement en animaux pour envisager l’apogée de l’expression des sentiments, comme chez les bêtes, affranchies de toute pudeur.

Si l’on ressent une forte liberté instinctive de la forme, l’essentiel est marqué afin que tous les personnages anonymes, flous ou effacés, inspirent un même attachement. Chaque création est un audacieux bouquet de couleurs qui fusent et se rencontrent en stimulant l’imagination. Et que ce soit à travers des visages, des plantes ou de gros nuages gris, c’est toujours un rayon de bonheur qui s’offre aux cœurs séduits. »

Makiko Furuichi, Couleurs attachantes, 

Article BOUMBANG

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